Chant Prénatal

Depuis la nuit des temps et dans le monde entier, de futures mamans chantent pour leur bébé et s’aident instinctivement de leur voix pour le mettre au monde. Activité ancestrale et universelle s’il en est, le chant prénatal se décline en pratiques diverses : berceuses attendries adressées à un ventre encore arrondi, gémissements modulés de la femme qui enfante, caresse sur son visage du souffle synchronisé de son compagnon, voyelles tenues pour traverser les contractions et accompagner le bébé, voix apaisante de la sage-femme…


Le chant prénatal, c’est l’utilisation de la voix par les futurs parents, pour mieux vivre la grossesse et faciliter l’accouchement.


Pendant la grossesse

Les bénéfices et bienfaits du chant prénatal sont multiples :

  • s’offrir un plaisir simple : faire une pause dans le quotidien, se détendre, s’amuser et s’autoriser à chanter, quel que soit son niveau musical. Chanter « juste » ou « bien » n’a aucune importance : nul besoin d’avoir « une belle voix » pour se faire plaisir !
  • mieux vivre la grossesse : prendre soin de soi, confier ses petits soucis à une animatrice bienveillante, échanger des informations avec d’autres futurs-parents, créer un réseau de soutien amical dans le quartier…
  • rapprocher la famille : resserrer le lien entre les générations en (re)découvrant des chansons à entonner ensemble.

On peut pratiquer le chant prénatal du premier au dernier jour de la grossesse. Car bien avant le développement de son système auditif, le foetus sent les sons caresser sa peau. Et contrairement à ce que craignent certaines femmes, le chant seul ne peut pas déclencher de fausse-couche… ni l’accouchement lui-même ! Toutes les futures mamans peuvent donc chanter sans complexes et sans inquiétudes, quels que soient leur niveau musical ou leur état de santé.

A l’accouchement

La voix peut également faciliter la naissance. L’instinct animal pousse de nombreuses femmes à produire des sons spontanément à l’accouchement. Le texte (le plus souvent des voyelles), la hauteur des notes et le volume varient au fil des heures, selon l’évolution de leurs sensations. Pour décrire cette pratique, certains utiliseront les mots « vibrer » (en référence aux vibrations sonores) ou « vocaliser » (en référence aux voyelles), plutôt que le mot « chanter » qui évoque souvent l’idée d’une chanson. Contrairement à ce que l’on pourrait craindre, ces sons ne gênent pas les voisins ni le personnel médical, car des notes chantées n’ont rien de commun avec des cris de douleur.

Lors d’une naissance médicalisée, la maman peut utiliser sa voix pour rassurer et accompagner son bébé, qui l’entend parfaitement.

Lors d’une naissance physiologique, la voix peut aider la mère à mobiliser ses ressources instinctives afin de :

  • se concentrer, rester calme et confiante (car, en générant des tensions musculaires, le stress ralentit la progression de l’enfant, prolonge l’accouchement et augmente la douleur)
  • maîtriser sa respiration pour mieux oxygéner son corps et son bébé
  • sentir son corps et ses besoins pour adapter sa posture au cheminement du bébé
  • mobiliser les muscles de son bassin pour faciliter la progression de l’enfant

Le chant prénatal va ainsi contribuer à faciliter la naissance, raccourcir sa durée et faire diminuer la douleur.

La voix du père

Par sa voix, le père peut entrer en relation immédiate avec le foetus dès le début de la grossesse. C’est également un moyen concret de soutenir la mère et le bébé pendant l’accouchement. Rôle discret mais essentiel : le père peut encourager sa femme à vocaliser, si les doutes ou la pudeur l’assaillent. Il peut également vocaliser lui-même, soutenant et rassurant ainsi la mère et l’enfant.

Tarif en séance individuelle d’1h : 50 euros

Tarif en séance collective d’1h15 : 20 euros

Prochains ateliers en Vendée :

  • A Courcoué sur Lognes (date à venir)

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